Articles Aïkido

Le terme japonais Zanshin, littéralement le « cœur qui reste » ou « l’esprit qui se perpétue », ou encore « l’esprit qui demeure », est très présent dans les arts martiaux japonais en particulier en Kyudo (art du tir à l’arc japonais), en Kendo, dans le travail du sabre mais aussi en Aïkido.

En Aïkido, l’état de Zanshin souligne la présence, la vigilance, qui se perpétue après l’action, à la suite du mouvement qui vient de s’effectuer.

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Le Kamae : utilité  et  structuration.

Il peut sembler étonnant dans une discipline martiale comme l’Aïkido qui veut tendre vers la liberté, la spontanéité et le naturel,  de parler d’une garde initiale, donc du Kamae. Le kamae ou garde d’entrée  est, par définition même,  une posture très marquée, conventionnelle et statique.

L’idéal en Aïkido, ne serait –il pas justement de ne pas en avoir de garde et d’être toujours prêt ? Et que dire d’une posture préparatoire lorsque l’attaque – de quelque nature qu’elle soit –  s’effectue en totale surprise ?

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Quel est l’Aïkidoka qui n’a jamais entendu comparer sa discipline à un ballet ?

Et si des néophytes l’interprètent ainsi c’est certes dû à la présence des Hakamas qui soulignent et amplifient les mouvements des pratiquants en action, mais aussi simplement parce que l’Aïkido impose de nombreux, amples et parfois complexes déplacements.

Et pourtant malgré l’apprentissage quasi systématique par les débutants des Taïsabaki de bases dès les premières séances, bien rares sont les enseignements ou les enseignants qui se concentrent sur cet aspect.

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Aïkido et martialité.

Une des caractéristiques de notre discipline Aïkido c’est l’extrême variété de ses styles et expressions. Cela va de modalités très dynamiques voire brutales, à des formes d’aïkido sans contact en passant par toutes les nuances possibles y compris les plus intellectuelles et les plus douces. Mais même chez les tenants d’une pratique très douce et orientée vers la communication et le développement personnel, l’Aïkido a toujours été classé comme art martial.

Évoquer son aspect martial, surtout en comparaison avec d’autres disciplines pieds et poings par exemple, est un thème récurrent. C’est aussi une préoccupation même pour ceux qui ne viennent pas particulièrement pour l’aspect « martial » au sens « auto-défense » de l’Aïkido.

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Par Paul Muller

Article pour la revue Dragon – Le 1er décembre 2017.

C’est avec ces « ambassadeurs-missionnaires » qu’ont été les experts Japonais arrivés en France dans les années 50 et 60, que l’Aïkido a pu connaître le développement qui a été le sien en France d’abord et dans toute l’Europe par après.

Je n’ai pas connu le tout premier de ces Maîtres : Tadashi Abe Sensei (1926 -1984), mais il a marqué l’esprit et la technique des anciens tels que Roberto Arnulfo et Alain Guerrier. Arrivé à Marseille en 1952 Tadashi Abe Sensei retourne au Japon en 1960.
C’est au travers de ses relations amicales avec Mikinosuke Kawaishi Sensei (8° dan de Judo) qui développait le Judo en France, que Tadashi Abe Sensei a pu toucher un grand nombre d’enseignants. C’est en effet lors de stages pour enseignants animés par Kawaishi Sensei , qu’Abe Sensei a pu présenter l’Aïkido et convaincre des enseignants de Judo d’ajouter une corde à leur arc en étudiant cette autre discipline martiale Japonaise. Il avait été envoyé officiellement par le centre mondial d’Aïkido Hombu Dojo de Tokyo pour présenter et développer l’Aïkido en Europe et en Afrique du Nord.
Il avait été précédé lui-même par Maître Minoru Mochizuki arrivé un an plus tôt, mais celui-ci n’est resté qu’un an à peine. La mission de Tadashi Abe était donc de poursuivre ce travail d’implantation de la discipline.

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